Sortie Lavandou : le récit !

Le voici, le voilà, nous ne l’attendiez peut-être plus… tout droit sorti des rotatives, le récit du week-end au Lavandou. En vous en souhaitant une bonne lecture et de vous retrouver prochainement pour de nouvelles aventures.

Marianne, Michèle et Sophie



Arrive, enfin, le moment très attendu, la confirmation électronique de notre participation par notre GO préféré : « Si vous recevez ce mail, c’est que vous faites partie des ultra-chanceux qui vont se faire un week end prolongé de rêve au Lavandou. Rendez-vous à la piscine du Chesnay vendredi 6 avril pour un départ à 19 heures précise. Merci de bien vouloir être à l’heure. Tout retard sera pénalisé par une tournée générale obligatoire d’apéro »… « Tournée générale » qu’il disait, alors évidemment une liste est dressée : M, B, P, S, JPK, and … the winner is non pas JR mais DR. Sous l’oeil vigilant du greffier, certains n’échapperons pas, bien qu’ayant tenté, avec une mauvaise foi évidente, d’inventer un départ à 20 H. Explications de DR : « Ah bon, 19h c’était l’heure du départ et non pas du RDV ??? » Vérifications faites, on peut rajouter C à la liste car, effectivement, sur notre site internet, il est encore possible de lire : « Le regroupement pour le départ se fera le vendredi 06 avril vers 19H00. Après chargement des sacs dans le car vers 19H30, le départ est prévu pour 20H00. » Ben si ….

Une fois, hommes et matériel cassés, le car passera la place de la Loi à 19h30 pétante. E qui a encore quelques compétences à valider nous prouve qu’il connaît bien les rituels chesnaysiens en attaquant les hostilités au rhum, suivi de près par PN (alias D.. mais bon, la Faculté ayant plusieurs représentants dans le car…) et son porto distribué à titre préventif pour éradiquer virus et bactéries. Avec les différents breuvages, les langues se délient ; S et M reprennent une conversation, ancienne semble-t-il, sur « le dernier coup de rein »…. Y nous apprend qu’il prend ses femmes médecins « l’une sur l’autre » ? Nous n’en saurons pas plus, des enquêtes ont été ouvertes …. M (alias le petit chimiste) inquiet de la tournure que prennent les choses, vient faire ses recommandations de Profondis « Demain profondes … ». Au même moment, comme par magie, des cakes apparaissent, rivalisant les uns avec les autres. Mais où est donc le cake au comté ??

Discrètes depuis le départ, mais déjà installées au fond du car et sans doute appliquées à enregistrer les us et coutumes locales, nous faisons bientôt la connaissance de l’équipe de nos valeureuses premières bulles : M, V et A, baptisées plus tard les Gremlins. Nous assistons, émus, à leur adoubement avec remise de diplômes par JP qui ne se fait pas prier pour la bise complémentaire de récompense : ce sont des jeunes filles JP, tu aurais pu te raser !!

Arrêt pique-nique sur une aire d’autoroute, pour transformer le bus en couchettes et à l’occasion, se substanter. Errances diverses pour trouver un endroit tranquille ; pour les plus chanceux, une table à l’intérieur, pour d’autres, une poubelle à l’extérieur, un gros caillou …. Cohésion de groupe à revoir … Rappel des troupes, et là évidemment la liste pour l’apéro se rallonge. Certains seront même nominés deux fois.

« Qui part à la chasse perd sa place », certains retardataires devront se trouver un autre petit coin pour passer la nuit. Les couples se forment, des ronflements s’accentuent. Après une nuit entrecoupée de multiples éveils, de petits sommes, nous arrivons frais et dispo à destination. La journée démarre par une petite séance de remise en forme organisée par nos Gentils Organisateurs : Séance « poids et altères » par le transbahutage des sacs au port, puis dans les chambres, puis au port et puis non …dans les chambres.

Nous découvrons enfin nos chambres, ainsi que nos compagnons de chambrée ; certains ne se quittent plus allant maintenant jusqu’à partager le même lit … n’est-ce pas B et S, quand d’autres préférerons finalement la solitude du couloir…à un environnement jugé trop bruyant. Après cet échauffement, nous rejoignons dans la salle du petit déjeuner, où un C nous attend, tout reposé lui, arrivé en train, la veille, avec sa petite famille.

Une fois restaurés, nous descendons vers le quai et nous répartissons sur deux bateaux. Les vestiaires sont en plein air ; le soleil nous accompagne ainsi qu’un petit vent frisquet. Enfin, nous embarquons. Une bonne heure de traversée plus tard, l’ancre est jetée.

Premières impressions de la première plongée ; l’eau est excellente (14°), départ difficile parmi les jeunes recrues ; A a dû vider le stock de plomb pour pouvoir s’immerger, tous sont émerveillés par le spectacle qui s’offre à eux : mérous, murènes, rascasses, spirographes, flabellines… Les photographes ont eu de quoi faire, sauf un… qui n’avait sans doute, pas assimilé son premier cours …. Et oui, il faut ôter le cache de l’appareil pour prendre des photos… PN, rajoutera son nom sur la liste apéro : « la cagoule …., ça peut être utile avec une semi-étanche ». Merci à P, une de ses protégées, pour son sens de l’observation terrestre, quant à l’orientation sous-marine… Son guide de palanquée l’observait d’ailleurs, tranquillement, en prenant de la hauteur, partir rejoindre d’autres plongeurs, pour répondre à l’appel du grand large, sans doute. Il envoya à temps, son assistante, C, récupérer la déserteuse.

Nombreux sont ceux qui ont ensuite choisi, de se réchauffer un peu, par un petit capelé, avant une remontée à bord, parfois, acrobatique, le vent s’étant un peu levé. Certains, généreux ont par la suite, donné à manger aux poissons, d’autres ont adoptés le style breton : crêpe à plat ventre au fond du bateau et d’autres encore avaient leur style propre ; allongé sur le dos, les gambettes en l’air avec une respiration digne d’un poisson hors de l’eau.

Retour à terre pour le repas de midi qui fut perturbé par la recherche active de la clé de la chambre N°9. Mais où est donc passée la clef de la chambre n°9 ? En début d’après-midi, sur le quai, un flamand rose vindicatif, cherchait lui, non pas une clef mais une ceinture bleue. Mais où est passée la ceinture bleue ? Une fois celle-ci retrouvée, les bateaux purent partir. Malheureusement des défections s’étaient fait sentir dans les rangs, des sacrifiés qui ne plongeaient pas pour partir tels des éclaireurs à la découverte des meilleurs glaciers du Lavandou.

De retour à 18h, le rinçage de la douche tant attendue, se fit comme pour les cheveux, à l’eau froide, pour éviter le choc thermique et garder le poil soyeux. Un apéro surprise, offert par notre grand Argentier, vient réconforter les coeurs et les corps avant une soirée calme et bientôt, tous allèrent rejoindre, avec délectation, de vrais lits. Pas belle la vie … !

Dimanche de Pâques, les petites princesses partirent très tôt à la recherche des oeufs. Selon DR, les cloches seraient arrivées avant l’heure ! Ah oui ?? Petit déjeuner à 7h15 car rendez vous au bateau pour un départ à 8h30 … V entendit le cri d’une nouvelle espèce d’oiseaux, les moineaux limites… Les bio enquêtent toujours. Les semi-étanchistes se battirent, comme d’habitude, avec le passage de la tête et la fermeture de la T-zip. D’ailleurs, il a fallu pas moins de 4 d’entre eux pour venir à bout de celle de notre ami F.

L’après-midi, les pieds nickelés, D,M&M ont choisis de mettre un peu d’animation à ce jour tranquille de plongée Varoise. Une fois bien harnachée, M pense alors à demander à M, de vérifier la bonne fixation de sa bouteille et tous trois se mettent à l’eau. A 30m, afin de rajouter des souvenirs communs avec M, M arrive à faire glisser sa bouteille, hors de ses attaches. Comme à la parade, D et M lui viennent en aide. D lui maintenant le détendeur en bouche, les yeux dans les yeux, « tout va bien Babe ». De son côté M, veut profiter de la situation voulant la mettre à genoux, sur le sable, lui par derrière….officiellement pour rattacher la bouteille. De ce corps à corps, M en perdra une poche à plomb …. Remontée tranquille jusqu’au palier où l’on comprend l’importance du lestage … et de la réalité terrain …

De leur côté les Gremlims continuaient à étonner tout le monde, passant allégrement du statut de première bulle à celui de photographe émérite….Le soir, elles vont même valider des connaissances bio, phagocytant A et F, ravis de leur auditoire de charme.

Le troisième jour, plongée bonheur notamment sur le Donator avec des conditions de rêve, permettant à C de faire de superbes photos. Gorgones flamboyantes, avec une bonne visibilité et pas de courant ; 15 mn de grands souvenirs pour tous. A midi, pique-nique au soleil, sur les hauteurs de Porquerolles, laissant les combi sécher pour l’ultime plongée de l’après–midi. Après un petit café apprécié, retour pour la der des der en compagnie des mérous, ban de barracudas, murènes, spirographes de toute beauté, un vrai régal, mais le temps est compté et il faut remonter.

Retour à quai, et là, M décide de nous lancer un nouveau défi. « Vous avez 20 mn pour : faire vos sacs, prendre une douche, remonter vos sacs, faire vos chambres, trouver la chambre 15, vous doucher à 40 dans la chambre 15 et 17, sécher vos cheveux, charger votre matériel dans le car »…ouf ! Les choses se font. Rangement du matériel dans les conditions réglementaires, remplissage des carnets de plongée, tampons du club,… en attendant ceux des moniteurs dans le car.

Une fois sur la route, les libations reprennent, avec à l’honneur, le Maïtaï de rigueur, certains s’en souviendront encore le lendemain. Arrêt du côté de Montélimar où nous honorons D autour d’une Tropézienne pour fêter son anniversaire.

De retour vers nos confortables couchettes, nous nous endormons avec de jolis souvenirs en tête, en route vers la piscine du Chesnay qui nous accueillera à 6h tapante, le lendemain matin.